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Chroniques Historiques / Un ami a franchi la colline. A Guy Bataille, In Memoriam.
PLUTO, l'or noir des Alliés.

Le Portel sous les bombes.

Un ami a franchi la colline.
A Guy Bataille, In Memoriam.
Le site Opale Histoires, auparavant Cyanopale Histoires pour les anciens et fidèles visiteurs, est issu d’une opération promotionnelle en faveur de l’Association Fort de la Crèche à peine née en 2002 et, techniquement parlant, mise en ligne par un jeune passionné d’informatique, membre de celle-ci, mon ami Fabien Rodinger de Saint-Martin-Boulogne. Si divers compagnons ont œuvré au fil du temps pour la réhabilitation du Fort, un historien du Boulonnais, sublimement proactif, nous a écouté, et a choisi de nous aider, de nous soutenir. De convaincre les autorités, quelles fussent-elles : il s’agit de Guy Bataille qui a franchi la colline ce 12 juillet 2014 à l’âge de 90 ans.
Nous lui rendons hommage en rappelant brièvement son passé de journaliste, d’écrivain et d’historien amoureux de sa chère Côte d’Opale ; cette chronique repose bien entendu sur son action cruciale en faveur du Fort de la Crèche, en des moments où ce dessein paraissait pour certains tout simplement irréalisable. Rappelons qu’alors les six hectares du site s’assimilaient à une décharge industrielle illégale. Parfois, le temps qui passe peut paraître curieux, anachronique même, cela rameute le souvenir d’un auteur français, Jacques Bergier, qui, dans sa biographie « Je ne suis pas une légende », rappelait ces lignes de l’auteur anglais William Blake : « Je ne me reposerai pas du combat mental. Je ne laisserai pas l’épée s’endormir dans ma main… ». Citation que Guy Bataille aurait sans doute acceptée d’un sourire malicieux, avec un léger bougonnement… 

Le début de l’aventure.
C’est en 1995, par l’entremise du propriétaire de l’Hôtel Atlantic à Wimereux, notre ami Aron Misan, que je fais la connaissance de Guy Bataille lors d’un dîner du Rotary, voisin de notre table. Quelques mots échangés, nous nous retrouvons moins de deux mois plus tard : la découverte de Wimereux et de son Fort de la Crèche me plaisait. Exactement la même année où Alain Chazette publiait chez Heimdal son opus sur le Mur de l’Atlantique avec un copieux chapitre concernant Boulogne-sur-Mer, chose que j’ignorais. 
« Au fait, Mr. Dehon, quelle est votre occupation ? » demande-t-il. Je suis publicitaire dans une importante société de distribution de la presse en Belgique. « Je connais, la Voix du Nord est distribuée chez vous ». C’est le début d’une collaboration amicale. Et en ce qui concerne le Fort de la Crèche, une autre folle aventure dont Guy Bataille sera la cheville ouvrière par son soutien, non seulement chaleureux mais aussi sans faille.
Le mensuel Sélection du Reader’s Digest propose une colonne intitulée ‘L’homme le plus extraordinaire que j’ai rencontré’. Je n’aurais pas été surpris qu’il en fût un jour le sujet. Ce pur fils du Boulonnais, né le 13 mars 1925 dans cette belle cité balnéaire qu’est Wimereux, fait ses études secondaires au collège Haffreingue de Boulogne-sur-Mer. Un jour, revenant à pieds de l’école avec ses copains, par le chemin de la Pointe de la Crèche, il contemple vers midi, surpris, le passage des cuirassés Scharnhorst, Gneisenau et le croiseur lourd Prinz Eugen et leur survol constant d’avions de la Luftwaffe ; ce qui fut nommé par les Anglo-saxons le 12 février 1942 le ‘Channel Dash’, la ruée sur la Manche. Est-ce un signe ? Il s’intéressera toujours à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Côte d’Opale.

Pur Wimereusien.
Après le conflit de 39-45, il poursuit ses études de droit à l’Université catholique de Lille. Le droit ? Le journalisme l’émerveille, Guy Bataille est un véritable conteur-né et écarte l’entreprise familiale à Wimereux, l’agence immobilière Bataille, sise au 69 rue Carnot. Dont l’immeuble porte encore toujours l’enseigne gravée sous la corniche. Il y vivra toute sa vie. Ah, l’entrée découpée sur le coin du passage piétonnier menant à la rue Dr. Vautrin, elle en aura vu des messieurs et dames quérir un avis ou conseil.
Le magazine ‘Pays du Nord’, dans son numéro 48 de juillet/août 2002, le présente comme « le ‘paléo’ de la rue Carnot », ce qui peut paraître curieux mais ajoute d’emblée que ‘ce passionné est de la race des paléowimereusiens, les habitants des première familles installées ici dans les années 1870-1880’. De fait, la maison a été construite par son grand-père dans la rue principale de la station balnéaire, pour abriter plus tard l’agence immobilière Bataille ; le fureteur peut le constater en levant le regard sur le haut de la façade. 

 

Page 68 de ‘Pays du Nord’ (photo Matthieu Langrand, texte Fanny Magdelaine).

La Seconde Guerre mondiale le voit trop jeune pour participer à la Résistance, il compense son besoin d’action dans le mouvement Scout et aide la population victime des bombardements. La 3e Division canadienne approchant Boulogne-sur-Mer en septembre 1944, il se propose, avec sa meute, de les guider et servir d’éclaireur. Après la libération, travaillant d’abord comme clerc de notaire, il convole en 1948 avec Agnès, native de Marquise où il passât sa jeunesse, toutefois la passion du journalisme le pousse à s’engager auprès du ‘Journal du Pas-de-Calais et de la Somme’ à Boulogne, rue Victor Hugo. 1953 voit son passage à un journal né de la Résistance, au bureau de Calais, il s’agit de ‘La Voix du Nord’ au sein duquel il forge sa carrière. Il se lie d’amitié avec le député-maire de la ville, Jacques Vendroux, sa sœur, Yvonne de Gaulle, et le peintre Gil Franco ; sa grande passion littéraire demeure Charles-Augustin Sainte-Beuve, le célèbre et controversé écrivain boulonnais. Pourquoi n’a-t-il pas écrit un livre à son sujet ? Cinq enfants viennent combler la famille Bataille, hélas, coup du destin, deux très jeunes enfants succombent, ce qui le marque à jamais. La direction du bureau de Boulogne lui revient en 1968, il quitte ce poste pour prendre sa retraite en 1990.

Le reporter et l’écrivain de guerre.
Jeune journaliste, il démarre avec force et conviction en étant le premier à dévoiler aux Français l’existence d’un souterrain secret de l’armée allemande : la Base V-3 de Mimoyecques à quelques lieues de Marquise. 
Au gré des investigations entreprises dans le Boulonnais portant sur la Seconde Guerre mondiale, publiées dans ‘sa’ Voix du Nord et les multiples conférences qu’il donne, Guy Bataille recueille un florilège impressionnant de témoignages et de documents pour la plupart inédits à l’époque. Sa collaboration à plusieurs journaux britanniques ne peut que conforter cette masse de renseignements qu’il contrôle alors avec opiniâtreté, fidèle à une notion perpétuelle de vérification des faits malgré les difficultés ou les silences. Au début des années soixante-dix, Guy Bataille débute la publication de son œuvre de guerre, les quatre tomes du « Boulonnais dans la tourmente », chez Monom, quelque douze cents pages de malheurs et d’héroïsme qui forment aujourd’hui, pour utiliser un terme moderne, un ‘collector’ recherché et rare. Cette somme fut synthétisée en 1984 sous le titre « Boulogne-sur-Mer 1939-1945 » chez Westhoek qui se dégote plus facilement. Jamais avare d’une contribution ou d’une préface bien tempérée, il fournit également en 1982 un livre bilingue qui me tient à cœur « Toute la Côte d’Opale et son arrière-pays/All the Opal Coast and its hinterland » qui est profondément révélateur du temps qui passe, ce livre est une ode au Pas-de-Calais ; épuisé, il se trouve relativement facilement sur la toile.

Une des jaquettes de la « Tourmente » et son auteur (RD).

Les publications d’histoire de la Côte d’Opale par d’autres auteurs se suivent, il est souvent appelé à consacrer une introduction bien tempérée à l’ouvrage. Tel est le cas de « Wimereux d’hier et d’aujourd’hui » de Nicole Halleux où il souligne sa démarche : « Une fois que ce livre sera lu, vous comprendrez pourquoi et comment le Wimereux d’hier qui a su s’émanciper est devenu le Wimereux d’aujourd’hui ». 
Guy Bataille collabore également à « Histoire de Boulogne-sur-Mer » édité aux Presses Universitaires de Lille sous la direction d’Alain Lottin en 1983, un livre admirable qui ouvre tellement de portes d’exploration à l’amateur d’histoire. Son sujet est, naturellement, la Seconde guerre mondiale. 
Sa dernière contribution importante est « Le journal du vice-amiral Friedrich Frisius », le commandant de la forteresse de Dunkerque, ouvrage conduit par son ami Patrick Oddone. Les sous-titres claquent : « Pacha de Boulogne-sur-Mer » par Bataille et « Dernier seigneur de Dunkerque » par Oddone. Quelle sombre histoire… quelle folie de cet officier de la Kriegsmarine à ce point idolâtre de son Führer qu’il échappa à toute justice.

Le fureteur.
Guy Bataille s’avère un intarissable (ra)conteur, voici une anecdote fortement résumée au sujet de la Base V-3 qui n’a sans doute jamais été publiée. Oh, elle ne concerne pas directement le tunnel mégalomaniaque d’Hitler, quoique… plutôt le tunnel sous la Manche. Son creusement est dévoilé au public suite au sommet franco-britannique des 10 et 11 septembre 1981. Dans ces temps-là et presque par hasard une délégation commerciale soviétique est invitée dans le Pas-de-Calais. Déjeuner dans les environs de Marquises, discours ‘à l’amitié des peuples’, tandis que, délaissant les toasts, s’esquive un couple de gentils participants qui se dirigent vers la Base V-3. Ils sont suivis et surpris à prendre des échantillons du sol. Sol géologiquement semblable à celui du futur tunnel Transmanche. Le genre de renseignement toujours utile pour la paix dans le monde, sait-on jamais.

Les explosions de mines sont maintenant pacifiques mais l’ambiance sous un ciel lourd incite à la réflexion ; le Dom-Bunker, Guy et Lydie (RD).

Restons un instant dans le contexte de la Base V-3, une triste météo, comme de temps en temps il existe en ces parages, s’annonce en cette matinée de l’automne 1998. Guy Bataille avait arrangé une visite aux carrières de la Vallée Heureuse pour l’inspection des dalles métalliques de protection des créneaux de tir des canons ‘Hochdruckpumpe’, le ‘canon de Londres’. Ballade sous l’expertise de son administrateur Hippolyte Henaux: prise de mesures des plaques au tonnage impressionnant. Et, comme c’est à deux pas, visite du fameux bunker ‘cathédrale’, Dom-Bunker, abritant les canons de longue portée sur voie ferrée allemands. Le genre de coup de main facilitateur dont il n’était pas avare. 

Le Fort de la Crèche.
Mes vacances à Wimereux ne se passent pas sans rencontrer Guy Bataille, nous mettons au point un projet de sauvegarde du Fort de la Crèche, une réunion qui ressemble à celle du général Eisenhower la veille du débarquement de Normandie : « Go ! I say go ! Je dis allons-y ! ». En novembre 1998, une première conférence a lieu au Centre administratif de la station touristique en présence de M. Dominique Dupilet et du premier adjoint au maire, M. Dournel. L’entregent et le pragmatisme de Guy Bataille permet de créer en 2002 l’association de préservation qui affiche aujourd’hui une belle forme : il n’en fut pas le parrain mais bien le père-fondateur, méritant amplement le titre de Président d’honneur.

Novembre 1998, réunion décisive de l’équipe du « Projet la Crèche » dans la salle de conférence du Centre administratif de Wimereux. De g. à dr. : Nicolas Marliot (contrôleur de gestion), Philippe Lanoy-Ratel (géographe enseignant à l’Université de Lille), Guy Bataille, Dominique Dupillet, alors premier vice-président du Conseil général du Pas-de-Calais ; Jean-Pierre Dournel, premier adjoint au maire, un ingénieur de la ville dont hélas le nom nous échappe ; Gérard Himber, Boulonnais et historien local ; votre serviteur au Nikon ; Marc Choain, maire de Wimereux nous rejoint plus tard (RD).

Pour la petite histoire, fin 1999, Guy Bataille me conseille de muscler le projet d’association de ce que l’on appellera entre nous le ‘Comité d’accompagnement scientifique’. Celui-ci, au gré de nos connaissances et camaraderies, pour un coup de pouce ou pour un véritable engouement alignera des noms de belle qualité, entre autres et au gré du temps : Roland Hautefeuille, historien reconnu dans le monde en matière d’armes de représailles allemandes ; Philippe Francart, le spécialiste du Mur de l’Atlantique en Belgique dont les tomes sont avidement recherchés ; Yves Le Maner, historien qui propulsa le projet du Musée de La Coupole à Wizernes ; Albert Mac Kenna, président de l’ANCVR Pas-de-Calais ; et Luc De Vos, chef de chaire Histoire à l’Ecole Royale Militaire de Belgique. 

Deux semaines après la ‘grande’ réunion de novembre 1998 à Wimereux, le groupe du « Projet la Crèche » guide une visite ‘terrain’ en bonne compagnie pour réfléchir aux possibilités de sauvegarde. Je n’ai pas souvenir des noms (merci les copains) mais il y avait des représentants d’Electricité de France et d’une école de réintroduction, l’ingénieur de Wimereux et des collègues patentés ; seule dame, Odile Huret du Conservatoire du Littoral, chef de service. Anecdote : sans peur (ni reproche), nous avons traversé le blockhaus de tir éclaté de part en part, de la chambre de tir supérieure à l’issue arrière un étage plus bas, ce faisant nos matheux sortaient les calculettes pour envisager le poids de l’explosif nécessaire à soulever le toit et pousser le mur arrière de la casemate… Vu la météo exécrable, Guy ne nous accompagne pas (RD, photo prise par N. Marliot, ici au bunker de tir nord).

Cet enthousiasme bon enfant fomenté par Guy Bataille me permet de rencontrer Yves Laurenge, historien wimereusien et actuel président de l’Association Fort de la Crèche. Nous rejoignent Xavier Boniface, professeur d’Histoire à l’Université de Boulogne et François Desbos, chargé d’études à l’Observatoire National du Tourisme ; ainsi que Lucien Vasseur, historien boulonnais ; Jean Robert Gorce, rédacteur en chef du magazine Histoire de Guerre et le général Bernard Dickès, historien et conférencier réputé, fondateur d’une école de tir. Il n’en fallait pas moins pour soutenir l’attention des autorités surveillant d’un œil attentif quoique étonné nos agissements. En fait, le Fort de la Crèche était, après le passage du nouveau millénaire, toujours possession de la Marine française. Je ne sais exactement comment cela s’est exactement passé (hum ?) mais je suppose, qu’une fois encore l’entregent de Guy Bataille fut particulièrement influent. Belle équipe, non ?

Le projet de préservation du Fort de la Crèche doit monter en puissance, une réunion dans l’ancienne Mairie de Wimereux prend place le 15 septembre 2002. Une fois de plus, diapositives, slides PowerPoint et le toutim… Eric Vanneufville, administrateur civil chargé de mission interrégional Mémoire et Patrimoine assiste à la réunion. Nous tournons doucement en rond quand Guy Bataille pose la question incisive qui nous taraudait tous : « Comment pouvons-nous procéder ? ». La réponse claque : « Créer une association ! ». L’affaire s’engage… Le lendemain, nous visitons le fort. C’est parti ! Enfin ! On aperçoit, entre autres, Hubert Depreux, fils du fondateur du Golf de Wimereux ; Guy Bataille, Anne-Marie Klein, Jean Célie et Eric Vanneufville, accessoirement votre serviteur (RD).

La ‘Royale’ cède le terrain du fort au Conservatoire du Littoral qui s’allie au Syndicat mixte Eden 62 représenté par l’excellent Hubert Brabant, Wimereux et Boulogne-sur-Mer accompagnent, ainsi que d’autres organisations publiques. Peu importe, la voie était ouverte. Etant plus ou moins dans la confidence, je peux affirmer que sans les interventions subtiles et intelligentes de Guy Bataille, le fort serait encore une décharge secrète. Dans une lettre manuscrite datée du 14 juillet 2002, Guy Bataille m’informe de sa vision de l’organisation pratique de la future association. 

Le 5 avril 2003, retour au Centre administratif de Wimereux afin de préciser les axes d’action de l’Association Fort de la Crèche. Participent très attentifs : Anne-Marie Klein, déléguée à la culture ; Joël Fernagut, adjoint à l’urbanisme ; Odile Huret, Conservatoire du Littoral ; Guy Bataille ; Gérard Himber ; François Desbos, Observatoire National du Tourisme ; le général Bernard Dickès, Lucien Vasseur, historien du Mur de l’Atlantique en Boulonnais, Xavier Boniface, professeur d’histoire à l’université de Boulogne et Jean Célie, photographe bien connu de Wimereux mais qui échappent à ce cliché. Assiste également à cette réunion Roland Hautefeuille qui est applaudi pour ses travaux sur les Armes V allemandes (RD).

Franchir la colline.
Ainsi qu’annoncé plus haut, cette chronique fait la part belle au labeur constant de Guy Bataille en faveur de la préservation du Fort de la Crèche et de sa réhabilitation en faveur d’un espace touristique durable. Hormis les sessions de terrain par temps ‘des quatre saisons hivernales’, il est toujours présent y compris lors des conférences wimereusiennes présentées dans le cadre des ‘Mercredis de l’Atlantic’, prêt à diffuser le ‘gospel’ auprès du nombreux public. L’affaire se trouve actuellement dans les mains d’Yves Laurenge, président de l’association : les résultats de son équipe sont brillants et encourageants en ces temps dits moroses ! Gageons qu’un jour s’achèvera la ‘couronne verte’ de Boulogne-sur-Mer, le Fort de la Crèche étant son saphir ultime, au-dessus de la pointe du même nom. Formons les vœux qu’un jour pas trop lointain, le Fort s’ornera d’une inscription, genre : Centre Historique Guy Bataille.
Hélas, ces dernières années, la santé de Guy Bataille chancelle, mais il se bat contre l’adversité avec un courage digne et combattif. Il se voit aussi honorer au cours de ses activités : Chevalier de l'Ordre national du Mérite, de l'Ordre des Palmes académiques, de l'Ordre des Arts et Lettres ; Past-président du Rotary Club de Boulogne-sur-Mer, récipiendaire Paul Harris Fellow 2 saphirs du Rotary International.
Le cliché ci-dessous me rappelle les beaux jours, nous venons de parcourir quelques dossiers dans le living de la rue Carnot. Sérieuse la lecture de ceux-ci… Les questions fusent et il faut répondre avec précision. Un instant de répit, je saisis le réflex : « Si cela vous convient ? ». Je crois être un des très rares ‘invités’ à avoir eu ce culot, chez lui… Le voici en compagnie de sa chère épouse, Agnès. La photo se trouve en bonne place dans mon petit bureau. Je me souviens…

Farewell Guy !

Robert Dehon.

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notes sur l'auteur

REMERCIEMENTS

A tous ceux qui apparaissent sur les photographies, sans autorisation aucune, vous vous en doutez bien, par contre eux tous – par les hasards de la vie - font partie de cette histoire ; celle de Wimereux, du Fort de la Crèche… Je compte sur votre souriante indulgence. Aussi à Lydie, chère complice de quelques rencontres avec l’intarissable conteur paléowimereusien.

NOTES

William Blake (1757-1827), poète anglais, extrait de « Milton, a Poem », « I will not cease from mental fight ; nor shall my sword sleep in my hand ».
Il est indispensable que les visiteurs du fort lors de ses journées portes ouvertes suivent les guides de l’Association et ne s’engagent pas dans les casemates: elles sont non sécurisées pour diverses excellentes raisons. L’époque des ‘bunkerarchéologues’ déguisés en Ninja est terminée, sauf pour quelques ‘mou du genou’.
Paul Harris Fellow 2 saphirs du Rotary International : Internet vous renseigne sur la signification de ces termes.
Je le sens venir, certains critiqueront mes approches météorologiques: tous mes déplacements se passaient hors printemps et été, réservés, eux, pour les vacances parfois ensoleillées.
ANCVR : Association Nationale des Combattants Volontaires de la Résistance, Section du Pas-de-Calais.
 

 

 

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