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Chroniques Historiques / José de San Martin à Boulogne sur Mer.
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Raconter l’histoire n’est pas simple: celle du Général Don José de San Martin ne déroge pas au concept. Elle est tout simplement compliquée. Et pour le Boulonnais, il faudra d’abord ouvrir un œil sur les événements en Amérique du sud pendant le XIXème siècle, et, plus particulièrement, ceux de l’Argentine et de ses contrées limitrophes. Puis, « rencontrer » le Libertador. Ensuite le suivre dans ces pérégrinations européennes, pour, enfin, saisir la place qu’occupe justement Boulogne-sur-Mer… dans cette histoire.
L’Amérique du sud est un empire colonial…que se partagent le Portugal et l’Espagne. Nous découvrons, du nord au sud sur la façade est du continent, les pays suivants : la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l’Argentine. Ils sont frontaliers du Venezuela, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. D’énormes superficies jouxtant les frontières sont « blanches » sur les cartes, terra incognita ou sujettes à conquêtes. Il faudra attendre la veille de la Première Guerre mondiale pour que les frontières soient stabilisées.
L’exemple de l’indépendance des États-unis en 1787, mais débutée dès 1781, et celle de la France détermine de nouveaux choix politiques. Ceux-ci sont sous l’influence de la franc-maçonnerie – « la mère spirituelle de la révolution » -, une centaine de loges, créées par Francisco De Miranda du Grand Orient Latino-américain, couvrent le continent. Celles-ci entament le combat contre l’exploitation coloniale. S’ensuit une répression armée ordonnée par Ferdinand VII, roi d’Espagne, qui déclenche les volontés d’indépendance des Européens de souche et du prolétariat métis. C’est l’heure des « libertadores » : le Bolivien Simon Bolivar et… l’Argentin San Martin!

L’indépendance de ces pays ‘émergeants’ ne se passe pas sans difficultés ni conflits. En 1819 une Grande Colombie se désagrège en 1830 donnant naissance à la Colombie, l’Équateur et le Venezuela. La proclamation de Tucuman donne l’indépendance aux États-unis du Rio de la Plata, mieux connu plus tard sous le nom d’Argentine. Le Chili et le Pérou attendent leurs libérations : une histoire assez extraordinaire de par ses rebondissements dont découle aussi l’indépendance de la Bolivie. Au Chili les troupes patriotes de Bernardo O’Higgins Riquelme et celles de son rival José Miguel Carrera sont battues par les troupes de la monarchie espagnole. O’Higgins, de descendance gaélique, se réfugie en Argentine. 

El libertador
Fils d’un gouverneur départemental, Don José de San Martin, et de Doña Gregoria Matorras, José de San Martin fils est né le 27 février 1778 à Yapeyu près du fleuve Uruguay. A l’âge de trois ans, la famille rejoint Buenos-Aires et à six ans elle quitte le pays pour Madrid en Espagne. A sept ans, le jeune San Martin entre au Collège des Nobles et à onze ans il est admis comme cadet au Régiment de Murcia. L’avancement en grade est régulier et prometteur. De 1808 à 1811, il participe avec succès à la guerre contre Napoléon. La bataille Baylen, dans le sud de la péninsule, le 19 juillet 1808, voit la victoire du général Francisco de Castanos sur celle du général Pierre Dupont dont l’effectif de 20.000 hommes est décimé. San Martin passe au grade de lieutenant-colonel. Après la bataille d’Albuera, le 16 mai 1811, au sud de Badajoz, qui voit la défaite du maréchal Soult, il devient colonel.

C’est donc à 33 ans, comprenant les velléités d’indépendance de son pays natal qu’il gagne Cadix pour se diriger vers l’Angleterre, prenant langue avec d’autres expatriés, et, finalement, débarquer à Buenos-Aires en 1812 pour former le régiment des Granaderos a caballo (grenadiers montés). Initié à la franc-maçonnerie à Londres, il fonde la loge « Lautaro », du nom d’un chef Indien résistant à la Conquista espagnole. Il se marie le 12 septembre avec Maria de los Remedios de Escalada qui décède en 1823 dont il a une fille, Mercedes, née en 1816. La bataille de San Lorenzo est une première victoire mettant en déroute les troupes monarchiques. Si bien qu’en 1814, San Martin est promu général en chef de ce qui restera dans la mémoire collective du pays une véritable geste : l’armée des Andes ! Etant assuré du côté du Rio de la Plata, il fonce vers le Chili avec cette armée dressée à l’européenne. Le but ? Atteindre le Pérou, vaincre la monarchie et voir l’effondrement de celle-ci en Amérique du sud. C’est à ce moment que O’Higgins renforce de ses hommes l’armée des Andes. La cordillère est franchie en six points, la stratégie, la tactique sont impeccables ! Les royalistes sont battus à Chacabuco, Santiago (du Chili) tombe le 12 février 1818. L’Espagne est stupéfaite ! San Martin se voit offrir le poste de « directeur du Chili » : il le refuse, O’Higgins accepte. 

Carte de l’Amérique du sud 1800-1830 (Stock)

«La traversée des Andes», bas-relief de la statue de Boulogne (R. Dehon)

Quelques photographies du magnifique et paisible Musée San Martin (R. Dehon)

Rue de la Fiancée: vue générale vers la future place de Brouckère avec la Senne, dans le fond on voit le Temple des Augustins. La maison de San Martin se situe à l’extrême droite de l’image, à proximité du Temple. Plaque commémorative de la rue de la Fiancée, vue actuelle (R. Dehon)

Les statues équestres (de g. à dr.) : 
Bruxelles, selon la légende l’index de la main droite pointe vers les Andes, hélas la statue est mal orientée. Œuvre du sculpteur français Louis-Joseph DAUMAS, copie de celle de Buenos Aires, elle est offerte à la commune de Woluwe Saint-Pierre par le Gouvernement argentin en 1975.
Boulogne-sur-Mer, le bras droit hisse au ciel l’étendard de l'Armée des Andes ; les éperons de San Martin ont disparu en 1917, chapardés par des conscrits. Œuvre d’Henri Allouart, inaugurée le 24 octobre 1909 (R. Dehon).

Portrait de San Martin à la fin de sa vie, et son ami Maître Gérard (DR)

Il est dès lors loisible de souligner deux traits de caractère de San Martin qui vont préciser le personnage… et sa réputation. Ce patriote soldat dans l’âme est sage… et pragmatique. Il évite les titres honorifiques et les chapelles politiques. En fin stratège, il pense à ses hommes. La logistique, les soins médicaux, le bien-être des populations sont à égalité d’importance avec le recrutement, les exercices ou l’armement. Pas de festivités, il est humble, incorruptible, bref, honnête!
Le Chili libéré, ses troupes sont transportées par bateaux vers le Pérou où elles débarquent à Pisco. C’est une aventure incroyable qui nous écarte un peu de notre sujet. Sachez simplement que la flotte était « commerciale », celle du corsaire anglais Thomas Cochrane, un flamboyant amateur d’indépendance sud-américaine. Le Pérou tombe sous les coups combinés de Simon Bolivar et de notre héros qui, une fois de plus se voit remettre le titre de « protecteur de la liberté du Pérou »… qu’il refuse comme de bien entendu. En a-t-il assez des batailles, des turpitudes politiques ? Sans doute. Il a 45 ans, la politique ne l’intéressant pas, il écrit ceci à O’Higgins : « En conclusion, je vois donc le terme de ma vie publique. Je vais essayer de confier cette lourde charge à des mains plus sûres et me retirer dans un coin pour vivre une vie d’homme ». Le parcours est sans faute!

Et au grand dam des Argentins, fidèle à lui-même mais assez curieusement quand même, San Martin prend la direction de Londres, de l’Europe. Une sorte d’exil volontaire qui dissimule peut-être le secret espoir d’un retour au pays. Sa fille, Mercedes, est son trésor. Il ne l’oubliera pas. Elle non plus. Tout comme l’ensemble du monde politique du Nouveau ou de l’Ancien monde : sa réputation est telle qu’elle peut rivaliser sans peine avec celle de Napoléon ! Qu’il soit bien compris que l’Amérique du sud, - un continent ! -, se libère lors de cette première partie du XIXème siècle ! En 1824, il quitte l’Argentine sur le navire « Le Bayonnais » et arrive au Havre le 4 avril pour gagner Londres où il demeure peu de temps. Bruxelles est sa destination suivante, la ville fait encore partie du royaume des Pays-Bas.

La Belgique
Pourquoi Bruxelles ? Pour sa proximité avec Paris et Londres, certes, mais aussi pour son éloignement relatif de la capitale française : il avait combattu l’empereur… Une certaine prudence le guide. Il s’installe à l’hôtel des Flandres avec Alvarez Condarco, un ingénieur naval et secrétaire privé. Mercedes, sa fille, a elle aussi rejoint Londres et il y fait un voyage éclair pour la récupérer, puis ils logent à l’hôtel de la Croix Blanche. Ces édifices ont disparus depuis. Il est également rejoint par son frère Justo Rufino qui résidait à Paris. Un journal indique sa présence, ce qui est bien accueilli par la maison royale hollandaise qui a, en fait, été une des premières à reconnaître l’indépendance des nouvelles républiques d’Amérique du sud. Délaissant l’hôtel, il vit un court moment dans une maison de la périphérie puis San Martin et Mercedes trouvent un appartement dans un immeuble du centre de Bruxelles, au n° 9 de la rue de la Fiancée. Le père et la fille mènent une existence très simple, lui en vieux soldat. Mais San Martin est un homme d’action, il visite son pays d’adoption : Gand, Namur, Anvers ; visite son ‘amigo’ Ferdinand Delisle. Il se tient informé des affaires des Amériques, mais toujours avec une extrême discrétion ce qui est déploré par Théodore Verhaegen, le fondateur de l’Université Libre de Bruxelles. Il reçoit aussi des personnalités diverses venues de tous horizons. Des peintres brossent des portraits, certains doivent se trouver dans le musée de Boulogne-sur-Mer.

Mais en Belgique la révolution gronde également. Si bien qu’en manque de véritable chef militaire expérimenté, des notables de la ville tels le comte de Mérode ou le baron de Wellens ou Alexander Gendebien tentent de le convaincre de prendre la tête des troupes conjurées. Ce qu’il refuse en tant que réfugié… et, il faut l’admettre, les choses ne sont pas claires. Tout comme l’affaire d’une remise de médaille maçonnique à son égard : l’énigme sera peut-être résolue après l’étude d’un fonds codé 114 des archives Osoby (comprenant des documents pillés par le IIIème Reich et récupérés par le KGB) maintenant déposé à l’Université Libre de Bruxelles. La présence de San Martin à Bruxelles n’est donc pas passée inaperçue ! L’heure sonne pour repartir vers l’Argentine. Les raisons de ce choix sont difficiles à expliquer dans le cadre de cette chronique. San Martin embarque sur une frégate, passe à Londres et se retrouve dans la baie de Buenos Aires en février 1829 : il lui est interdit de débarquer ! Le navire retraverse l’océan pour joindre Londres ; San Martin se retrouve à Bruxelles en septembre 1829. La Belgique gagne son indépendance en 1830 et, en 1831, San Martin quitte le pays à peine né, inquiet de la situation politique européenne. Direction : Paris, où il est autorisé à vivre !

La France
A 52 ans, San Martin s’installe avec sa fille rue de Provence dans l’actuel IXe arrondissement. Ils sont victimes d’une épidémie de choléra. Ils se rétablissent… mais avec des séquelles pour le Libertador. Mercedes se marie avec Mariano Blacarce, un diplomate argentin et le couple décide de retourner au pays, laissant San Martin seul. Délaissant la capitale, il achète, en 1834, la maison de campagne « Grand-Bourg » à Evry-sur-Seine, dans l’Essonne. Vie très calme car la santé de San Martin s’est détériorée suite à l’atteinte de choléra. Il effectue quelques voyages (Florence, Naples et Rome) ; Mercedes et son mari reviennent en France. La maison retrouve la joie : sa fille donnant naissance à deux enfants, Mercedes et Josefa. Et il y a les nombreuses visites d’amis argentins qui animent sa vie retirée. Survient 1848 et les prémisses de révolution suite à la crise agricole et financière qui menèrent à l’abdication de Louis-Philippe et l’avènement de la Deuxième République. Craignant les tumultes d’une guerre civile, San Martin, voulant protéger sa famille, décide de repartir pour l’Angleterre. Le chemin de fer passe par Boulogne-sur-Mer !

Boulogne-sur-Mer
La date exacte de la présence de San Martin et de sa famille dans la ville portuaire est inconnue, sont-ils descendus dans un des nombreux hôtels, on pourrait opter pour l’Hôtel de Londres… C’est début 1849 que la famille emménage dans le nouvel immeuble du 105, aujourd’hui 113, de la Grande Rue qui appartient à un avocat, Maître Henry-Adolphe Gérard. Celui-ci est bien connu, il est aussi journaliste, bibliothécaire et secrétaire de la Chambre de Commerce. Une belle maison de dix neuf fenêtres sur rue, avec une aile donnant sur cour et jardin. Il est quasiment certain que San Martin occupe l’entièreté de l’espace : cinq personnes, domestiques et un jeune garçon, Pepito Guerrico, fils d’un ami argentin. Le mobilier provient de sa maison de campagne qui est vendue la même année. Sa chambre se situe au deuxième étage et donne sur la Grande Rue d’où peuvent être aperçus les remparts de la haute ville. Mercedes occupe une autre chambre en façade séparée par un vestibule, elle peut l’aider si besoin est. Un grand salon occupe la façade du premier étage, tandis qu’au rez-de-chaussée, de part et d’autre de l’entrée à double battant, deux pièces bibliothèque se partagent l’espace. Une visite du musée est tout à fait recommandée : la quasi-totalité de la Casa est accessible et le matériel muséologique particulièrement riche, une exposition parfaitement orchestrée dans une grande simplicité digne de celui qui y vivait !

Le temps passe… Les Tintelleries, où avait été planté l’arbre de la Liberté, en 1848, est un lieu habituel de promenade pour le héros de la guerre d’Indépendance, beau symbole ! Tout comme les bords de la Liane qui nécessitent une voiture ; Pont-de-Briques, quartier général de Napoléon, est aussi un but et, il n’est pas difficile d’imaginer que le camp de Boulogne et les fortifications du port ont été scrutées par le général. Hormis les visites de compatriotes, il demeure éloigné de la société boulonnaise, mais il se lie d’amitié avec Maître Gérard qui apprécie beaucoup sa présence. Hélas, de juin à septembre 1849, une épidémie de choléra sévit à Boulogne, faisant 600 victimes : San Martin est atteint ! Il est soigné par le docteur Henri Jardon qui réside rue du Bras d’Or. Il s’en sort avec une gastrite chronique. Après avoir récupéré, il décide de soigner ses rhumatismes à Enghien-les-Bains, accompagné de sa famille. Mercedes lui déconseille de retourner à Boulogne, le climat ne lui convenant pas. San Martin passe outre ces recommandations, heureux de récupérer ses pénates. A partir du 6 août 1850, sa santé vacille ; le 13 il est alité, le 17, un samedi à 15 heures il expire sans agonie, après avoir murmuré à sa fille ces terribles mots : « Mercedes, esta es la fatigua de la muerte !, c’est la fatigue de la mort ! ». Le corps du Libertador est présenté, le 20 août 1850 dans l’église Saint-Nicolas, ensuite il repose dans la crypte de la Cathédrale Notre-Dame alors en construction, sans grand monde pour suivre la cérémonie. En 1861, le catafalque est transporté au cimetière de Brunoy, dans la région parisienne. Le cercueil y demeure jusqu’en 1880, alors, enfin, il est transféré dans un mausolée de marbre dans le choeur de la cathédrale de Buenos Aires.

Ainsi, le décès de San Martin passe inaperçu. Par contre, l’influence de la presse existe déjà en cette moitié du XIXe siècle ! Cinq jours après sa mort paraît dans « L’Impartial de Boulogne-sur-Mer » une longue nécrologie écrite par son ami Maître Gérard : un texte splendide ! Ensuite, sont révélées trois lettres de Mercedes, son gendre et un compatriote. Celles-ci éveillent la compréhension du personnage… Par contre, il faut attendre 57 ans pour que le Dr. Tomas B. Viera tente, lors d’un séjour à Boulogne, à trouver le « 105 » qu’il arrive à identifier. Même pas une plaque ? Il créée aussitôt une association et avec l’aide de son camarade Enrico Crotto la décision est prise d’ériger une statue à Boulogne. Avec quel argent ? Jeunes débrouillards, ils lancent une souscription à Buenos Aires et à Paris : succès total ! Auguste Rodin est pressenti… C’est Henri Allouard ! Ils le visitent rue Vavin à Paris ; après avoir lu le livre du général Mitre consacré au Libertador, Allouard accepte. La Colonie Argentine de Paris envoie une missive au maire de Boulogne, Charles Péron, pour lui proposer une statue équestre sur le boulevard Sainte-Beuve. 

Le 24 octobre 1909, en même temps que l’Hôtel des Postes, la statue est inaugurée ! Fastueusement, puisque le gouvernement français est représenté par le général Brun et le grand ban ; le 8e d’infanterie, le 3e Génie, le 1er d’Artillerie sont présents avec les musiques. Les Argentins envoient la frégate-école « Presidente Samiento », les canonnières « Parana » et « Rosario » et des détachements militaires. L’enthousiasme argentin, rejoint par celui du Français Roger Fighiera qui a donné un coup de main dans l’entreprise, est dûment récompensé : la mémoire du Libertador demeure ! Raison pour laquelle, les jeunes Boulonnaises apprécient la venue de la frégate ARA Libertad… qui perpétue la tradition. Les marins argentins arborent-ils le bonnet à pompon, retombée de la Marine Française, j’allais dire de la « Royale » ? Une simple idée… Ceci dit, les efforts formidables de Tomas Viera ont payé… après la Première Guerre mondiale. L’Argentine achète la Casa en 1928, elle devient consulat puis musée. Il en résulte de multiples organisations qui prennent au fur et à mesure des années une importance primordiale, avec, bien entendu, la parenthèse de la Seconde Guerre. Ce qui n’empêche pas les cérémonies du 170e anniversaire de la naissance du général en 1948. Et depuis les traditions se perpétuent : Boulogne-sur-Mer est bel et bien la seconde patrie de San Martin.

Robert Dehon.

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notes sur l'auteur

SOURCES

1) « San Martin, séjour et mort à Boulogne-sur-Mer 1848-1850 », P. A. Wimet, Instituto San Martiniano, 1980.
2) « Boulogne S/Mer et le Général San Martin », Pierre Camusat, ca 1995.
3) « Le Général San Martin, d’un continent à l’autre : histoire et mémoire », Philippe Raxhon, Université de Liège ; ce rapport peut être consulté à l’adresse suivante.  
4) « Histoire de Boulogne-sur-Mer », Alain Lottin et al, Presses Universitaires de Lille, 1983.
5) Rue de la Fiancée : les clichés proviennent du beau livre de Gustave Abeels « Les pionniers de la photographie à Bruxelles », livre épuisé et difficile à trouver (Bibliothèque Européenne-Zaltbommel, Pays-Bas, 1977). La photo avec la Senne est de Louis Ghémar et semble être de la collection du professeur Abeels ; l’autre est de Jean-Théodore Kämpfe dont l’original se trouve à la Bibliothèque Royale Albert 1er.
6) « Atlas historique », Stock, 1968.
7) Reproduction d’un agrandissement d’une carte postale exposée dans le Musée San Martin (R. Dehon) ; ARA Libertad, auteur Martin Otero (07042007, ADBA), Creative Commons Attribuation 2.5, Wikipedia ; thanks Martin, beautiful shot !

REMERCIEMENTS

Au conservateur du musée « Libérateur Général San Martin », Señor Isabelino Pedro Coronel, pour son amical accueil et sa collaboration lors de ma visite.
A Guy Bataille, Hubert Depreux et Hervé Olejniczak.

NOTES

1) Visites du musée « Libérateur Général San Martin » : 113, Grande Rue, 62200 Boulogne-sur-Mer ; ouvert toute l'année sauf en janvier ; du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h ; fermé le dimanche et le lundi ainsi que les jours fériés.
2) Ceci n’est qu’une chronique, impossible d’entrer dans tous les détails ; l’auteur, épris de liberté, – le lecteur connaît la situation chaotique qui règne en Belgique -, a découvert lors de la préparation de ce texte un homme exceptionnel. Certains pourraient s’en inspirer ! Il est franchement dommage que l’étude du Dr. Carlos Alberto Guzman, « San Martin », Circula Militar, Buenos Aires 1999, n’ait jamais été traduite… 
3) La franc-maçonnerie : pour ceux qui souhaitent y voir de plus près, le lien suivant est une bonne approche globale. 
4) Rue de la Fiancée : celle-ci existe toujours, située à quelques pas de l’actuelle place de Brouckère, mais en 1825 elle était encore parcourue par la rivière Senne avant que celle-ci soit rendue souterraine ; le nom français de l’artère provient d’une erreur de traduction du flamand de l’époque, rue des ‘immondices’ serait plus exact. Rappelons qu’à l’époque Bruxelles était un village, la fameuse rue Neuve débouchait dans des champs, les boulevards n’existaient pas !
5) « Osoby » : archives militaires spéciales situées à Moscou, longtemps inaccessibles (KGB : « Komitet Gosudarstvennoy Bezopasnosti », Comité pour la Sécurité de l’Etat).
6) Dès la victoire allemande achevée, la statue équestre du Boulevard Sainte-Beuve est protégée des bombes par les troupes d’occupation. Hitler et Ribbentrop tiennent à de bonnes relations avec l’Argentine, elle possède des ports qui pourraient être utiles pour ses cuirassés de poche… qui hantent déjà l’Atlantique sud !
7) ARA : Armada Republica Argentina 
 

 

 

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