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Chroniques Historiques / Les tunnels de Mimoyecques: la Base V3.
McCrae, médecin et poète: le soldat au coquelicot

José de San Martin à Boulogne sur Mer

Hitler s’imaginait chef de guerre mais ses relations avec les militaires ont toujours été conflictuelles. Il n’avait vraiment pas le pied marin. La soupe à la grimace après l’échec de la Bataille d’Angleterre. Hitler était un chef de guerre terrestre, la position géographique de l’Allemagne pouvant l’expliquer. Alors, inutile de prétendre que le Führer s’intéressait aux armes miraculeuses : en deux années, il avait avalé ses ennemis et ses divisions frappaient aux portes de Moscou, il n’en avait pas besoin. Début 1943, quand les revers stratégiques pointent le nez, il lui faut bien se rendre compte que l’aide d’armes nouvelles – vraiment révolutionnaires ! – seraient bienvenues pour écraser enfin les Alliés. Surtout les Britanniques, car dans les tréfonds de son crâne, il est persuadé que si les Anglais étaient mis une fois pour toute à genoux, l’alliance s’effondrerait et la victoire reviendrait au Reich de mille ans. Donc, le génie scientifique nazi doit mettre « knock-out » Albion. Or, sans qu’il en soit vraiment informé ou intéressé, des structures sont déjà en place et travaillent, cherchent, expérimentent. La dictature nazie est ainsi faite qu’une multitude de bureaux, contrôlés par une clique de prétendants aux honneurs, permet cet éparpillement incongru. Il est à noter qu’à partir de 1943 Heinrich Himmler, le Reichführer alors âgé de 43 ans, mettra de l’ordre en centralisant tous les efforts sous l’emblème runique de la SS.

AVERTISSEMENT
OpaleHistoires.com ne peut être tenu responsable en cas d’accident lors des visites de sites décrits en ses pages Internet. Nous insistons toujours sur ce fait. De nombreuses revues et autres sites Internet ont déjà décrit plus ou moins bien « Wiese », sans émettre un seul avertissement de sécurité. Il en va tout simplement du bon sens des visiteurs de ces sites.

La recherche
La Luftwaffe et la Heer vont d’abord se tailler la part du lion dans cette affaire. Les V1 pour l’une, les V2 pour l’autre… plus un autre projet portant sur un canon aux qualités balistiques invraisemblables : sa portée doit atteindre des centaines de kilomètres ! De quoi écraser Londres depuis la France. Vengeance double : une arme terrestre qui tire sur Chur
chill depuis le Pas-de-Calais ? Un miracle assez jouissif pour le Führer. Situées à Sarrebrück, les aciéries Roechling emploient un spécialiste en obus spéciaux: l’Oberingenieur August Coenders (prononcez ‘keunders’). Il imagine un canon qui amoindrirait l’usure des tubes. Le trajet de l’obus dans le tube démarre par une charge initiale, puis il est accéléré par d’autres charges de poudre, mises à feu électriquement, au fur et à mesure de sa progression vers la bouche de l’arme. Génial ! Ce concept est codé HDP-Hochdruckpumpe qui se traduit par ‘pompe à haute pression’. Long de 130 mètres et d’un calibre de 15 cm, les chambres d’accélération sont disposées verticalement au tube, tous les 4 à 5 m, où ils sont boulonnés. La totalité de l’affût étant incliné à 45°. A une vitesse initiale de 1.500 m/sec, l’obus doit atteindre une portée de 160 kilomètres. L’ObIng Coenders tente aussi quelques essais avec des chambres de propulsion placées à 45° du tube, ce qui ne donne pas d’améliorations notables mis à part l’esthétique de l’ensemble. 

Le mille-pattes à l’exercice (DR).

Pour en terminer avec cette courte description, l’aspect du canon, avec ses chambres multiples, a distillé l’expression « Tausenfüssler », un ‘mille-pattes’. Ceci dit, il y a quelques problèmes à élucider dont la séquence d’allumage des chambres annexes, l’obus proprement dit et sa solidité dans une telle fournaise. Une maquette au calibre de 2 cm est mise au point et donne des résultats probants. Si bien que Coenders en parle au Reichminister de l’armement et des productions de guerre, Albert Speer, ni plus ni moins. Celui-ci, rusé comme toujours, note immédiatement l’intérêt du projet : le Führer sera intéressé par cette arme puisque les V1 et V2 sont encore et toujours dans leurs phases expérimentales et leurs lots d’échecs. Il faut accélérer, la guerre nazie se passe mal en 42/43 : Stalingrad, l’Afrique du nord, l’Italie… Speer en touche un mot à Hitler aux environs de mai 43. Le Führer apprécie et Speer émet une note le 19 août pour le lancement de l’opération et dès mai des tests en grandeur nature sont amorcés dans deux localités : à Hillersleben près de la ville de Magdeburg et dans l’île de Misdroy dans la Baltique, non loin de Peenemünde. Parallèlement, les géologues et cartographes de l’Organisation Todt foncent vers le Pas-de-Calais pour explorer un site convenant à l’installation du HDP, cela dès avril 43. La distance théorique de tir étant connue, la région de Pihen-les-Guines est retenue, surtout le plateau au sommet plat de Mimoyecques… et la ligne de chemin de fer qui court à proximité !

Croquis Allié du projectile, les flèches indiquent les éléments qui se détachent (R. Hautefeuille).

La mise au point
Trois problèmes principaux se heurtent aux souhaits des promoteurs de l’arme miracle.
Le premier est l’achèvement des tests du tube ; ils posent de nombreux problèmes si bien que la firme Roechling se voit même imposée un concurrent, Krupp. 
Le deuxième est celui de l’obus ; il est instable et n’atteint pas 80 km de portée. Coenders est alors supervisé par d’autres scientifiques car le Führer « veut » son canon.
Le troisième est évident: le canon sera enterré et sa bouche à feu protégée par du béton. La mission est « kolossale » ! Nous disions plus haut ‘système d’armes’, une batterie consiste en cinq tubes ; il y aura à Mimoyecques, dans un tunnel, 5 batteries et dans un autre à proximité le même chiffre soit un total de cinquante tubes disposés dans deux structures indépendantes. Vous avez bien lu, il devait y avoir deux implantations ! Comme les tubes mesurent cent vingt mètres de long, disposés à 50°, il faudra creuser des tunnels à -30 et à -100 m sous l’altitude du plateau qui se trouve à +30 m. Reste l’énigme du tunnel à -60 m, nous y reviendrons. Les tunnels à -30 m sont tout à fait évidents : ils correspondent à l’altitude du ‘fond de vallée’, à celui de la ligne de chemin de fer. En effet, pour approvisionner en solives, béton (estimation à 500.000 m³), ferrailles, canons, munitions etc., deux lignes ferroviaires à voies normales sont prévues, à brancher sur la ligne Calais-Boulogne-sur-Mer. Le tunnel principal de quelque 630 m doit accepter des trains ‘normaux’. L’ingénieur Josef Birkeiner de l’Organisation Todt mène le bal infernal sous l’appelation « Bauvorhaben 711 » (‘chantier 711’) qui est codé « Wiese » en août (‘Wiese’ signifie ‘prairie’). A la fin de l’été, 450 mineurs allemands venus de la Ruhr sont renforcés par 5.000 hommes. Des requis, des prisonniers de guerre, des Juifs de Belgique et des Russes… planqués dans des camps de fortune aux alentours. Pas de pitié pour les vaincus chez l’O.T. malgré les jérémiades d’après-guerre du sieur Albert Speer. C’est aussi l’instant pour s’assurer de l’énergie électrique. La Société française du Nord-Ouest est obligée de mettre en place des lignes de 5.000 kilowatts vers le site. Information qui sera relayée en 43 vers la Résistance comme l’indique notre ami Guy Bataille, fils du directeur de cette société.

Plan_Mou_1.jpg (150654 octets)Plan Moureu indiquant les tunnels et les axes de tir des dérives (DR).

L’attaque
Comme dit plus haut, dès mi-1943, les Alliés ont la puce à l’oreille. Le Pas-de-Calais est une zone ultrasensible. Ils veulent que les Allemands avalent l’hypothèse d’un débarquement principal sur la Côte d’Opale, l’Opération Fortitude se met en place, et il y a ces sacrés dispositifs d’armes miracles. La reconnaissance photographique est donc intense. L’O.T. bouge, on prend des clichés ! Le 18 septembre, le RAF PRU décèle le double chantier, le 25 du même mois, le Central Interpretation Unit lance le rapport « Bodyline BS 44 » : Mimoyecques est accroché ! Le 31 octobre, on ne ri plus, nouveau rapport : pas trop tôt ni trop tard, il faut stopper les travaux avec des bombes de 2.000 à 4.000 livres, juste au moment où ceux-ci sont dans une phase d’achèvement critique. Bien vu, la RAF. Aussi, le 5 novembre sont envoyés 71 bombardiers moyens B-26 Marauder et 48 B-24 Mitchell avec 360 tonnes de bombes. Les Allemands notent quelques coups au but et peu de dégâts. La RAF relance deux missions sans plus de succès et il en va de même en novembre avec 504 tonnes de bombes. Toujours sans résultat probant. Comme lassée la RAF interrompt pour se diversifier sur les sites V1. Mais les Spitfire de reconnaissance poursuivent le boulot d’observation et constatent des avancements structurels. Si bien que, inquiets par les développements de Wiese, les Américains de la 8th Air Force interviennent en treize raids à partir du 8 février 1944 – le temps passe vite ! - et « droppent » 2.442 tonnes de bombes… sans plus de résultats! Les frappes aériennes Alliées sont alors redirigées vers le Reich… et la France, en prévision du débarquement. Wiese est à nouveau quasiment écarté des rôles de missions conventionnelles car l’«Operation Aphrodite» projette l’écrasement d’un bombardier téléguidé : ce sera encore un échec. Les attaques de V1 viennent rafraîchir les mémoires et le 6 juillet la RAF décide de mettre le «paquet» en appelant le Wing Commander Leonard Cheshire et son 617th Squadron. Cette fois seize bombardiers Lancaster équipé d’une bombe «Tallboy» de 12.000 livres se dirigent vers Mimoyecques et plongent à 120 m d’altitude. Ils sont accompagnés par 35 Spitfires du 11th Czech Wing en couverture pendant que 24 autres Spit de la France Libre font diversion sur Lille. C’est le succès pour la RAF : plusieurs projectiles atteignent la dalle de protection en béton – la bouche à feu des canons – et un autre explose près de l’entrée du tunnel. Par une chance incroyable, une des Tallboy s’est, semble-t-il, engouffrée juste sous la dalle de protection du « mille-pattes ». Le ravage irréversible est dantesque au niveau de la galerie secondaire ! Les pertes en vies humaines, tout autant. La RAF ne connaît pas les résultats, si bien que quelques raids « normaux » sont encore lancés dans les semaines qui suivent.
Les Allemands, déjà fort dubitatifs vis-à-vis de Wiese, arrêtent les frais suite à un rapport du Generalfeldmarschall Leeb en mars 1944. Comme d’habitude, ils feront de sorte qu’un soupçon d’activités règne sur le site, histoire d’occuper la RAF. C’est le 5 septembre que les Canadiens découvrent Wiese, sans y comprendre grand-chose. Vous ne l’ignorez pas, les Canadiens poursuivent immédiatement leur route vers la Belgique… Les Royal Engineers investissent alors Wiese avec le « team » du Colonel Sanders.

Saura-t-on jamais la vérité sur l’infrastructure totale de Wiese? 
C’est peu probable. Un élément a échappé à l’O.T. : l’infiltration des eaux. Ensuite, Churchill ordonne la destruction de Wieze. Les Royal Engineers dynamitent ce qui reste des installations avec 36 tonnes de TNT : les entrées du tunnel et la dalle de protection. Actuellement cette zone est interdite d’accès: un accident est très vite arrivé ! Seuls le tunnel et les galeries sont visitables et pourvue d’un système audio. Nous connaissons aussi de multiples histoires, telles « Je suis descendu en 1951, si je me rappelle bien, au niveau -60 m… » ; « Je connais des gars qui sont descendus en rappel et il y avait de l’eau… ». Autant de légendes. La Base V3 doit abandonner son aspect miraculeux et demeurer un lieu à la mémoire des pauvres gens qui y ont trouvé la mort pendant son creusement.

Les Royal Engineers sont passés par ici, dévastation mais on aperçoit à gauche de la photo un créneau de tir.

 
Le site en détails... Malheureusement les plans allemands qui sont parvenus après guerre sont incomplets. La base de travail d’investigation est celle des missions d’exploration conjointes britannique et française. La première est celle du Colonel Terence Sanders du Royal Engineers, aidé par le Lieutenant Colonel A. D. Merriman, conseiller particulier du Marschal Montgomery. Ils se demandent bien sur quoi ils sont tombés ! Aussi, ils requièrent l’aide de spécialistes français dont le Professeur Henri Moureu, Frédéric Joliot-Curie, président du CNRS. Ces derniers s’étaient déjà intéressés au V2 les mois précédents. Suivent les rapports : celui de Moureu le 18 janvier 1945, suivi par celui de Sanders le 21 février. Cette description porte, bien entendu, sur le site actuellement visitable, le deuxième site ayant été abandonné en novembre 1943, jamais creusé pour cause d’impossibilité d’agenda.
C’est un dédale ! Le visiteur peut avoir des difficultés d’orientation ou, tout simplement, de compréhension dans son cheminement. Un jour, nous avons vu des bancs de brouillard dans les galeries… Aussi, mieux vaut structurer cette description en l’agrémentant de quelques plans et croquis. Ceci ne concerne que le niveau – 30 m, celui qu’on peut visiter.
Le tunnel principal, côté Nord. Long de 750 m dont 150 éboulés, il est fermé par une porte blindée remplie de béton identique à celles de Watten et portée sur rails par deux bogies, commandé électriquement ou manuellement ; cette issue est inaccessible. Les flancs et plafond sont soigneusement bétonnés. Large de 7 à 8 m et haut de 5 à 6 m, il constitue l’épine dorsale. Le tunnel principal, côté Sud. Deux battants blindés assuraient la fermeture du tunnel et se logeaient lors de l’ouverture dans les parois. Ceux-ci ont disparu. De ce côté est aussi aménagé sur 250 m un quai de déchargement. De chaque côté Nord et Sud, le personnel pouvait pénétrer par un étroit couloir bétonné assurant ainsi un filtrage de sécurité. Ceux-ci ont disparus également.
Le tunnel secondaire. Il est parallèle au tunnel principal et de section identique, long de plus de 300 m il donne accès à trois dérives, voir plus bas. Il est aussi entièrement bétonné, légèrement courbé au sud, il semble n’avoir pas été achevé. Les galeries. Celles-ci au nombre de onze et de 110 m de longueur sont perpendiculaires au tunnel principal et joignent le secondaire. Elles sont moins larges et hautes que les tunnels, soit laissées à l’état brut du creusement soit les flancs bétonnés. Il est à noter que toutes ces « coursives » sont dotées de divers locaux de servitude tels des usines de production électrique de secours, dûment équipés de portes blindées. Elles sont numérotées de 3 à 13 par l’O.T. Partiellement bétonnées, on aperçoit encore parfaitement les traces de pics des esclaves.
 

Les puits.
Ils sont de deux types : de ventilation et d’approvisionnement en munitions. Équipés d’ascenseurs et de machineries de transbordement, soit quatre puits bétonnés aux intersections des galeries 5, 7, 9 et 11, sans doute pour la ventilation et un autre – énorme ! – jouxtant le tunnel. Ces puits sont destinés à atteindre les niveaux inférieurs, à savoir -60 m et -100 m. A savoir – ou deviner ! -, une galerie de servitude à -60 m et une galerie de chargement des canons à -100 m qui se trouverait alors sous le tunnel. Étant donné qu’un obus mesure 3 m de long et qu’il faut bien le manipuler à force de bras d’homme pour l’enfourner dans la culasse, l’espace devait être généreux ! Le puit du tunnel était-il le pourvoyeur en munitions ? Toujours est-il qu’à ce jour l’énigme des galeries des niveaux inférieurs demeure. Il semble, d’après Joliot-Curie, que la galerie à -60 m ne fut qu’ébauchée… Que dire alors de celle à -100 m ? Simplement qu’elle ne fut jamais entamée ? On peut d’ailleurs en trouver une preuve indirecte dans un magnifique croquis en perspective issu du rapport Sanders. Oeuvre d’imagination d’un officier « qui avait de la patte », reprise à l’Arrigo et qui se trouve même, colorisée, sur le feuillet ‘promo’ du Musée de Mimoyecques, c’est dire… Spectaculaire, oui, mais faux ! Les canons tirent dans le sens longitudinal de la dalle de protection, destination des obus… la Mer du Nord, le « South Falls » ? Les Londoniens peuvent alors dormir tranquilles.

G_H_2_tir.jpg (53484 octets)Les dérives. Ce sont en fait des tunnels inclinés à 50° et long d’environ 125 m. Théoriquement au nombre de cinq, ils doivent comporter chacun cinq canons à chambres multiples. Ils sont complètement bétonnés, un espace de desserte à -100 m permet leur ancrage sur un dispositif de socles métalliques et, bien entendu, le chambrage des obus puis la mise à feu. Les socles des canons ne sont pas mis en place mais retrouvés dans la région. Notons que seules trois dérives sont achevées sur les cinq prévues et qu’elles ne seront jamais dotées des canons.
La dalle protection. Au sommet des dérives et pour les protéger, une dalle de béton de 70 m de long sur 30 m de large et d’une épaisseur de 5 m 50 est coulée. Elle couvre uniquement trois dérives mais elle devait s’étendre aux deux autres non construites. Les créneaux des canons sont des ouvertures complexes rectangulaires. Ceux-ci doivent recevoir une protection supplémentaire faite de fortes plaques métalliques « forées » d’orifices épousant la bouche des canons. Elles ne furent jamais mises en place mais bien acheminées à Rinxent.

Le périmètre défensif de Wiese. Une série de bunkers de protection devaient certainement être prévue pour une installation aussi stratégique. Or, une seule casemate subsiste à proximité, souvent décrite comme étant un garage ou sorte d’entrée bétonnée près de l’ouverture du tunnel côté Nord. L’O.T. a-t-elle eu le temps d’en construire d’autres ? Les sources actuellement accessibles ne mentionnent rien à ce sujet. Y avait-il des lieux de stockage tampon de munitions avant d’arriver à Wiese ? Vu la quantité phénoménale d’obus, - 600 à l’heure ! -, nécessaires à l’écrasement de Londres…

PRU_WIESE.jpg (226874 octets)Comparaison du terrain entre les attaques Alliées (R. Hautefeuille, RAF PRU). A gauche, 1: entrée nord, 2: entrée actuelle sud, 3: dalle de protection; à droite, 1: entrée nord, 2: entrée actuelle sud, 3: dalle de protection, 4 & 5: issues du tunnel abandonné.

Robert Dehon.

COPYRIGHT

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notes sur l'auteur

SOURCES

«Constructions spéciales», Roland Hautefeuille, éditeur, Paris 1995 (2e édition): cet ouvrage reste bien entendu LA référence pour les édifices démentiels d’armes de représailles.
«Le Boulonnais dans la tourmente», Guy Bataille, Monom, 1975 (4 volumes)
«Le V3 harcèle le Luxembourg», Lambert Grailet, autoproduction, 1996
«Armes nouvelles dans une guerre future», Henri-Jacques Proumen, Payot, Lausanne, 1950
«Rapport sur une nouvelle arme secrète allemande» Henri Moureau, 18 janvier 1945
«Colonel Terence R. B. Sanders Report», Imperial War Museum (MISC 10) ; le Colonel Sanders avait déjà participé à un groupe d’étude Allié sur les armes ‘V’ en août 1944.

LEXIQUE

Grosse Bertha le surnom donné par les Parisiens au canon de calibre de 21 cm qui a tiré sur la ville lors de la dernière offensive allemande en mars 1918 ; seul l’obusier de calibre de 42 cm qui a écrasé les forts de Liège et de Verdun était nommé ainsi par ses servants. Le canon qui tirait sur la capitale s’appelait ‘Pariser Kanonen’ ou ‘Ferngeschütz’, canon à longue distance.
Blitzkrieg le terme est archiconnu et signifie ‘guerre éclair’ ; toutefois, il s’agit d’une invention des Alliés car il n’est pas utilisé par les Allemands, seul le mot « Vernichtungschlacht » signifiant ‘bataille d’extermination’ apparaît dans le jargon du Haut quartier général de l’armée ; le concept remonte au XIXe siècle et induit l’encerclement de l’ennemi pour l’anéantir. 
Operation Aphrodite OpaleHistoires.com reviendra sur ces vols téléguidés (c’est le bon mot !) dans quelques temps.
Pour ceux qui sont intéressés par les belles cartes marines, les épaves et le « South Falls », visitez le site Wreck Data Basel (on y parle d’ailleurs de la Pointe de la Crèche).
RAF PRU Royal Air Force Photographic Reconnaissance Unit.

NOTES

La visite de Wiese
Bien sûr après la lecture de cette chronique, une visite est conseillée et c’est possible grâce aux efforts tenaces du couple Vasseur. Un site lui est consacré: basev3-mimoyecques.com
REMERCIEMENTS
A Guy Bataille, Hervé Olejniczak, Roland Hautefeuille: des amis qui ont un véritable esprit d’équipe.
 

 

 

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